La Charte des auteurs et des illustrateurs jeunesse

XXVIIe Assemblée Générale Annuelle

Hôtel de Massa, 12 juin 2010

Rapport moral de la Présidente, Marie Sellier



La Charte continue de bouger, la Charte continue d’avancer.

Avec un budget multiplié par quatre, près d’un millier d’adhérents, l’embauche de deux salariés efficaces et complémentaires, la Charte se porte bien et affiche une maturité rayonnante qui sied à sa qualité de trentenaire.

La Charte est indispensable, personne n’en doute plus.

Elle est consultée, respectée, écoutée, par tous ceux qui gravitent, de près ou de loin, autour du livre jeunesse, acteurs de la chaîne du livre et désormais Pouvoirs publics.

Je regrettais l’année dernière que nous soyons si peu soutenus par l’état. Ce n’est plus le cas. Je peux l’annoncer : dès que ce bilan moral et nos comptes auront été approuvés, le Ministère de la Culture devrait nous allouer une subvention de fonctionnement de 30 000 euros par an. Ce n’est pas une subvention affectée à un projet précis mais une aide globale aux actions de la Charte, un soutien pérenne qui traduit notre reconnaissance en plus haut lieu.

La Charte a désormais droit de cité, c’est un droit conquis de haute lutte dont nous avons tous toute raison d’être fiers.

Cette reconnaissance est bien entendu liée à l’importance croissante de l’édition jeunesse. Aujourd’hui, un livre vendu sur cinq l’est en jeunesse. Deuxième secteur après la littérature générale, le livre jeunesse représente 17 % du marché, soit environ 80 millions d’exemplaires vendus chaque année et une progression d’environ 4% hors Harry Potter. Cette bonne santé a, pour nous auteurs, un revers de la médaille : les livres, de plus en plus nombreux, peinent à trouver leur place sur la table des libraires, et, ne bénéficiant pas toujours du soutien logistique nécessaire de la part des éditeurs, s’évanouissent avant d’avoir pu vivre leur vie de livre. Résultat : des tirages moins importants et des droits souvent inexistants hors à-valoir peau de chagrin. Plus que jamais, il convient d’être vigilant au moment de la signature des contrats et de surtout ne pas hésiter à les négocier afin d’éviter de se mordre les doigts d’avoir signé trop précipitamment de regrettables clauses.

Sur le forum désormais bien rodé, les chartistes ont pu toute l’année échanger et s’entraider sur les questions qui les préoccupaient et nous avons enfin pu mettre sur pied l’indispensable assistance juridique que vous nous demandiez depuis des années. À notre demande, le SNAC (Syndicat National des Auteurs Compositeurs ) a modifié ses statuts afin que des personnes morales puissent y adhérer. C’est à ce titre et moyennant une cotisation proportionnelle à notre budget, que chacun d’entre vous peut bénéficier des lumières d’Emmanuel de Rengervé qui est certainement l’un des meilleurs juristes dans sa partie.

Comme vous le savez, notre collaboration avec Hélène Doignies, notre assistante depuis mai 2008, s’est terminée, en mars dernier, par une rupture conventionnelle de contrat de travail, qui est, je le rappelle, une séparation librement consentie de part et d’autre. Nous nous sommes quittés en bons termes après une inévitable période de turbulence.

Nous avons essayé d’en tirer des leçons pour la suite. Il est clair qu’il n’est pas facile d’être l’unique salariée d’une association et de travailler seule avec une escouade de bénévoles volants. Cela suppose une force de caractère et une autonomie que l’on n’a pas nécessairement encore à 27 ans. Aussi avons-nous souhaité scinder le poste en deux.

Nous avons donc procédé à l’embauche de deux précieuses personnes que je salue ici. La première, Faïma Ghorab, nous a rejoints au début de l’année. Gestionnaire responsable de l’association à mi-temps, elle s’occupe des formations, va prendre en main la comptabilité et rechercher des subventions en lien avec la trésorière et le cabinet comptable. La seconde, Déborah Durand, est toute nouvelle. À plein temps, elle assure le suivi de la vie de l’association dans ses aspects les plus divers (conseil et liens avec les adhérents, mise à jour des pages de répertoire, fiches de lecture, organisation de manifestations, gestion de l’exposition).

Faïma et Déborah ont toutes les deux été embauchées en contrat CAE (contrat d’accompagnement à l’emploi, pris en charge par l’Etat jusqu’à 90% d’un plein temps SMIC et exonéré de charges pendant 6 mois, reconductible une à deux fois). Ce sont deux recrues de qualité, compétentes, enthousiastes et peu avares de leur temps, qui sont maintenant tout à fait opérationnelles et qui soulagent considérablement le bureau qui croulait littéralement sous la tâche.

Un grand merci également à Pierre, qui a assuré l’interim du secrétariat de janvier à mai, jusqu’à l’arrivée de Déborah, et qui a notamment géré les cotisations, ce qui n’était pas une mince affaire !

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En notre nom à tous, je salue les membres du bureau qui ont abattu cette année un travail formidable, à commencer par notre trésorière, Barbara Martinez, qui, avec moi – mais beaucoup plus que moi – a assumé tous les à-côtés administratifs des congés maladies, de la rupture conventionnelle, des recrutements, autant dire une somme de papiers à faire, refaire et ratafaire – ah les raffinements et altermoiements de la Sécurité Sociale et de Pôle emploi – avec un comptable dépassé par les évènements. Si dépassé qu’il a bien fallu en changer. Barbara a consacré son année à la Charte en s’investissant également dans divers projets créatifs, avec les conséquences que cela a pu avoir sur son propre travail et cède sa place en laissant des dossiers impeccablement tenus, beaux comme des aubes nouvelles. Marie Quentrec s’est proposée pour le poste de trésorière, poste qui sera pourvu lors de l’élection du bureau par le nouveau CA.

Vous avez tous pu voir le travail accompli par Cécile Roumiguière en matière de communication : le forum et le site, c’était déjà elle, elle y a ajouté facebook et bien sûr les Charte-infos, en lien avec nous toutes et plus particulièrement Géraldine Alibeu. Géraldine et Cécile ont été, toute l’année, sur tous les fronts et leur engagement dans la vie de l’association a été si total, qu’il m’est bien difficile de leur attribuer telle ou telle action. Préparation du salon de Montreuil, réflexion sur le numérique, formation : il n’est quasiment pas de projet dans lesquels nos deux vice présidentes n’aient été impliquées. Merci à toutes deux et aussi à Gwendoline Raisson à qui nous devons une piquante revue de presse bi-mensuelle qui a l’heur de lui ressembler.

Parmi les membres du CA, Michèle Mira-Pons qui arrive en fin de mandat et qui ne se représente pas, a piloté notre journal en ligne Gingko qui a bénéficié de multiples contributions, notamment de Gwendoline et de Claire Ubac et d’une jolie maquette d’Anaïs Massini. Si Gingko n’a vécu qu’une saison, ce n’est pas faute d’avoir été apprécié, mais bien parce que la formule du journal avait des lourdeurs que la Charte-info, plus courte, plus souple et mieux ciblée, a su éluder d’une pirouette.

Merci à Sonia Delmas qui nous représente, entre autres, au CPE, Conseil Permanent des Ecrivains, où nous siégeons en compagnie de nombreuses organisations professionnelles : le syndicat national des auteurs compositeurs (SNAC), la SGDL, l’association des traducteurs littéraires de France (ATLF), la société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), la société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM), le syndicat des écrivains de langue français (SELF), l’union nationale des peintres illustrateurs (UNPI), l’union-guilde des scénaristes (UGS), Cose-calcre, les écrivains associés du Théatre (EAT), l’union des écrivains, la société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe (SAIF), l’association des écrivains de langue française (ADELF).

Merci à Sigrid Baffert qui, avec sa modestie habituelle, a su au cours des dernières années, si bien faire sans le faire savoir.

Enfin, je salue confraternellement les trois administrateurs qui ont choisi de partir avant la fin de leur mandat. Merci à Claire Nadaud qui a si durablement et considérablement apporté à la Charte au cours de nombreuses années passées au CA, merci à Jean-Pierre Tusseau qui fut un précieux et dévoué trésorier, merci à Gilles Bonotaux, notre rapporteur à la plume alerte.

Le CA, cette année, va avoir plus que jamais besoin de sang neuf pour continuer à faire vivre la Charte.

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Ce que nous avons fait

Outre l’amélioration de la communication (Charte info, facebook et revue de presse) et la mise sur pied d’une assistance juridique avec Emmanuel de Rengervé, dont j’ai déjà parlé, l’une des grandes nouveautés de l’année est bien sûr la formation. Une petite révolution !

Grâce à une importante subvention de plus de 70 000 euros de Sofia, attribuée au titre de l’action culturelle, les auteurs jeunesse ont pu pour la première fois bénéficier de formations. Un peu dans l’urgence, nous avons proposé cinq modules, car il fallait bien commencer : lecture à haute voix (sur une idée de Claire Ubac qui a proposé Laurent Bénichou, un merveilleux comédien comme formateur), structurer l’information sur le web, le web et les médias sociaux, sur une idée de Michèle Mira-Pons, Photoshop pour novices et confirmés et créer son mini-site. Les chartistes – au nombre de 103 – qui ont bénéficié de ces formations ont tous été enchantés. Merci à Faïma d’avoir fait en sorte que tout soit huilé et se déroule au mieux.

Concernant l’AGESSA, la réflexion sur les revenus accessoires s’est prolongée et a abouti à un projet de circulaire ministérielle. J’ai été amenée à plaider notre cause auprès du ministère de la Sécurité sociale pour que nos rencontres scolaires, faites de lectures, de temps d’échange avec les enfants, de production de documents puissent être rémunérées en DA purs. J’aurais aimé que cette circulaire fût signée avant que nous n’ayons à remplir notre déclaration AGESSA – elle devait l’être en février – mais elle est toujours en attente sur le bureau du directeur de la Sécurité sociale.

Sur ce problème des rencontres et du statut de l’auteur, nous avons participé à plusieurs tables rondes en région, notamment à l’invitation du centre régional de Languedoc Roussillon, de Lorraine et de la BNF. Nous avons également été sollicités par l’ECLA Aquitaine qui a publié dans sa lettre du premier trimestre 2010 un portrait de la Charte. Faute de temps, et de disponibilité, nous n’avons malheureusement pas pu répondre à toutes les demandes. Mais, toute l’année, nous avons été amenés à répondre à vos questions relatives à l’AGESSA, la Maison des Artistes, l’IRCEC. Vous êtes nombreux à être parfois désemparés dans la gestion de votre protection sociale et nous avons un rôle grandissant à jouer dans ce domaine, rôle que nous reconnaît le CNL, l’AGESSA ou la SGDL.

Autre dossier important : le numérique. Après des années de vaines demandes, après avoir écrit à Frédéric Mitterrand pour lui demander de nommer un médiateur sur la question, j’ai finalement été reçue par Vianney de la Boullaye, directeur juridique d’Hachette et responsable du juridique au SNE. Puis, à la suite des auteurs BD du SNAC, nous avons signé l’appel du numérique dans lequel nous informons les éditeurs que nous garderons dorénavant nos droits tant qu’un accord ne sera pas trouvé sur les cessions de droits numériques.

Dans le cadre du Conseil Permanent des Ecrivains, nous avons cosigné, avec le GRIL, la SCAM et l’ADAGP, une lettre demandant rendez-vous au SNE sur le sujet. Quelle durée de cession ? Quel montant de droits ? Que signifie l’exploitation permanente et suivie dans un cadre numérique ? Autant de questions auxquelles nous n’avons pas de réponse alors que tous les jours se signent des contrats incluant des clauses numériques. Ceci dit, nous savons tous combien le mot d’ordre «  gardons nos droits numériques pour faire entendre notre voix. » est difficile à tenir lorsque nous nous trouvons face à nos éditeurs.

Concernant les contrats, nous avons publié à l’occasion du dernier salon du livre, une brochure épinglant les pièges du contrat d’édition, grâce à un partenariat avec L’ADAGP, l’association des auteurs dans les arts graphiques et plastiques. Ce vade mecum à l’usage des auteurs nouveaux ou récalcitrants à la lecture de contrats est une belle réussite. Les textes rédigés par Gwendoline Raisson sur la base des informations juridiques réunies par Marie-Anne Ferry Fall, Juriste à l’ADAGP, et les illustrations de Camille Jourdy, lauréate d’Angoulême, sont irrésistibles.

Et puis nous avons réactualisé les 6 points d’autrefois, devenus 9 avec le temps, pour lesquels Thomas Bass a peint un fameux Rhinocéros très durérien mais réduit, pauvre bête, au statut d’animal de boucherie. La viande du rhinocéros est coriace, qu’on se le dise ! Les bouchers, quels qu’ils soient, n’ont qu’à bien se tenir.

Dans trois jours, le 15 juin, aura lieu le colloque que nous co-organisons avec la Maison des écrivains et de la littérature et la Joie par les livres-BNF, sur le thème « des images et des mots ». Nous jouerons à guichet fermé au petit Palais, avec de nombreux auteurs et illustrateurs pour la jeunesse et la vieillesse, des universitaires spécialistes de l’illustration et nous accueillerons en guest star final Michael Lonsdale qui se livrera à une improvisation sur un livre sans texte de Mandana Sadate, Mon Lion. Nous travaillons à l’organisation depuis 18 mois, avec Elisabeth Brami qui a un pied à la Mel un pied à la Charte et Claudine Hervouet qui centralise les contributions de la BNF. 18 mois, c’est long, un tantinet fastidieux ! J’espère que ce sera un moment exceptionnel.

Géraldine Alibeu et Barbara Martinez se sont investies dans un projet ambitieux, la préparation d’un calendrier perpétuel pour 2010, en partenariat avec le Centre de l’illustration de Strasbourg et diverses médiathèques, dont elles vous diront un mot.

Et puis, comme les années précédentes, nous avons été présents à Montreuil. Aux termes de la convention que nous avons signée avec le SLPJ de Montreuil, le coût du stand a été réduit en contrepartie de l’accueil des jeunes auteurs et de l’organisation de deux manifestation : une rencontre avec les scolaires concoctée par Gilles Bonotaux et Hélène Lasserre, sur « comment se fait un livre » mettant en scène une impressionnante chenille en live, et une rencontre tout public autour de notre publication « le contrat al dente » avec Susie Morgenstern et Benoît Broyard. Cette année encore, notre stand était magnifique grâce aux panneaux surprise, à têtes de trous, imaginés par Barbara Martinez et Raphaël et illustrés par Marcelino Truong, Caterina Zandonella, Barroux, Aurélia Moynot, Julia Chausson, Letizia Galli. 

Dommage que l’absence inopinée d’Hélène ait compliqué l’organisation et fait peser sur le seul bureau des tâches habituellement partagées. Je ne sais pas comment nous aurions fait si Alice, une jeune étudiante en métiers du livre à Sèvres, n’était venue nous aider…

Nous avons encore resserré nos liens avec Lire et Faire lire qui m’a invitée à intervenir lors du dixième anniversaire de l’association à la BNF et qui a demandé à des auteurs jeunesse de poser aux côtés de nos confrères de littérature générale, pour la photo anniversaire de l’association publiée dans Paris-Match en mars dernier.

Partenariat également avec la Mairie de Paris et plus particulièrement avec la mairie du xive où Danièle Pourtaud, adjointe du maire de Paris pour le patrimoine et adjointe à la culture dans le xive nous a associés in extremis à la Fureur des mots qui a lieu tous les deux ans dans l’arrondissement. À notre demande, elle a contacté l’office de HLM de la ville de Paris, pour que nous soit proposé un local où organiser expositions et ateliers chartistes. Rien de concret pour le moment mais la demande est dans les tuyaux.

Comme vous le voyez, l’année a été fertile. Il serait fastidieux de continuer à égrener tout ce que nous avons fait dans le détail : les charte-infos vous en donnent une idée semaine après semaine. Sachez encore qu’une jeune juriste grecque étudie actuellement les contrats des chartistes que nous avons en notre possession en vue de comparer diverses clauses, dans le cadre de son stage de Master de droit.

Et puis un petit bémol en cette fin d’année : une réunion un peu aigre avec la Fédération des salons du livre jeunesse qui nous demandait un moratoire sur l’augmentation de nos tarifs indexés depuis 2008 sur l’indice du coût de la vie et une discussion globale de ces mêmes tarifs. En prévision de cette rencontre, nous avons sollicité certains d’entre vous et vous nous avez fait parvenir des textes formidables que nous leur avons offerts. La plupart des salons représentés (Saint-Paul-trois-Châteaux, Fougères, Troyes) sont malheureusement restés sur leur position, mais le joyeux petit salon de Pézenas nous a manifesté son soutien ainsi que, après coup, le salon de Montreuil qui sait comme nous qu’il ne faut pas se tromper d’ennemi. Mais il est certain que nous avons tous mal vécu les menaces de tarif alternatif.

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Ce que nos allons faire

Continuer les formations, bien entendu. L’expérience étant totalement positive, nous allons solliciter de nouveaux crédits auprès de SOFIA que Faïma informe régulièrement de la tenue de nos sessions (voir leur site). Nous continuerons lecture à haute voix, Photoshop, peut-être In design, Illustrator et les modules de Pyramid sur le web, et sans doute les mini-sites lorsque nous y aurons goûté. Pourquoi pas un stage sur le livre numérique, une aide à la constitution de dossiers de bourses ou de résidences ou une formation à l’atelier d’écriture comme cela nous a été demandé ? Vos suggestions sont les bienvenues. Faïma se fera un plaisir de les recueillir. Mais faites vite !

Forts du succès du contrat al dente, nous poursuivrons cette année notre collaboration avec l’ADAGP avec un projet de cartes postales portant slogans pour la défense de nos métiers. Nous les éditerons pour le salon de Montreuil. Montreuil où nous aurons un stand comme les années passées, à n’en pas douter remarquable comme en 2008 et 2009. Ça se prépare dès aujourd’hui sur le thème « Princes et princesses ».

Nous avons au moins trois projets de publication : une refonte de notre livret de présentation désormais un peu ancien, une plaquette sur « l’auteur de A à Z » donnant toutes les informations pratiques pour s’y retrouver dans des domaines aussi variés que l’AGESSA, la TVA, les cessions de droit ou les rencontres avec nos publics, et une publication qui pourrait s’intituler « l’AGESSA, c’est coâ ? » avec l’AGESSA.

Autres projets : l’organisation d’un prix Charte récompensant textes et illustrations inédits ; un projet photographique impliquant des chartistes dans le cadre de la prochaine fureur de mots 2010 ; l’intensification de la recherche d’un local pour organiser des expositions et ateliers chartistes ; un projet de quartier autour de la correspondance dont Barbara pourra vous parler.

Il faudra bien également repenser et réorganiser le site de façon à ce qu’il soit plus accessible au plus grand nombre. Le site actuel a des rigidités qui compliquent sa maintenance. Cécile vous en dira plus sur le sujet dans un instant.

Et puis, bien entendu, nous continuerons avec grande vigilance à travailler sur le numérique en lien avec le CPE (dont fait partie le SNAC BD que certains d’entre vous connaissent bien) afin d’arriver à définir des clauses acceptables pour les auteurs.

J’avais dit que je cèderais ma place en juin. Je crois que j’ai rempli mes contrats : tisser de nouveaux partenariats et trouver des subventions pour la Charte, obtenir que nos rencontres soient payées en droits d’auteur et que les chartistes bénéficient d’une assistance juridique gratuite. Les caisses sont pleines, le bureau tourne rond avec Faïma et Déborah. Je voulais sortir par la petite porte du jardin et assurer une transition en douceur avec mon successeur. Mais, mais… de successeur point. J’ai fait un, deux, trois tours de table : personne ! Il me faut donc continuer encore un peu. J’accepte de me représenter, à condition qu’une fois élue (mais vous n’êtes pas obligés de m’élire) je puisse me décharger de toutes les tâches administratives sur Faïma pour ne conserver que les fonctions de représentation.
Il n’est plus question de vivre le 100% Charte de ces deux dernières années. Nous ferons en sorte de nous répartir les tâches plus clairement au sein du bureau et de nous organiser pour que chacun puisse s’échapper pour travailler quand bon lui semblera. Plus de partage pour que vive la Charte.


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Bureau de l’association pour 2011

Présidente : Marie Quentrec
Vice-présidente (Auteurs) : Cécile Roumiguière
Vice-présidente (Illustratreurs) : Barbara Martinez
Secrétaire générale : Gwendonline Raisson
Trésorier : Géraldine Alibeu

Administrateurs
Sonia Delmas, Claire Ubac, Candice Hayat, Véronique Massenot et Jean Muzi.


NB : après le CA de septembre, Marie Sellier reste présidente, Cécile Roumiguière vice-présidente auteurs, Barbara Martinez devient vice-présidente illustrateurs, Géraldine Alibeu trésorière, et Gwendoline Raisson secrétaire.


Photos © Géraldine Alibeu, Déborah Mirabel

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